| Juillet 2008 | ||||||||||
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Monsieur le président de la république,
Depuis toujours, j’ai voté pour votre accession à la présidence, même si je percevais à votre endroit – aujourd’hui c’est incontestable – une trahison à propos des intérêts de ceux qui vous ont porté aux plus hautes fonctions de la république.
Mais là, vous avez réussi un « coup de maître » : le parlement, conformément aux règles constitutionnelles, vote la loi sur l’égalité des chances, le conseil constitutionnel la déclare conforme à son texte de référence, vous promulguez la loi, mais vous demandez à ce qu’elle ne soit pas appliquée.
En ma qualité de professionnel du droit, dès lors que je suis susceptible d’engager ma responsabilité de par votre fait, je suis tout de même déterminé de conseiller mes clients à signer des contrats CPE tels qu’ils existent actuellement mais et j’en demanderai son application devant les juridictions prud’homales. Si des difficultés, liées à votre « maladresse » lamentablement stratégique devait poser des problèmes à mes clients, je rechercherais votre responsabilité personnelle civile à la fin de votre mandat.
Croyez bien, que je ne serai pas le seul à effectuer cette démarche, mais avec le respect que je dois à votre personne et à vos fonctions, il est grand temps que vous cédiez votre place tout de suite.
Monsieur SARKOZI, ce qui se comprend, doit louvoyer dans l’imbroglio à l’origine duquel vous êtes, il vous appartient politiquement de soutenir sa candidature aux prochaines élections.
Votre actuel Premier ministre, monsieur de VILLEPIN, est d’une nullité politique rarement égalée et ne mérite que de quitter définitivement la « scène » politique pour reprendre l’écriture de ses poèmes imbéciles semblables à son image : faux et ampoulés.
A ma connaissance c’est la première fois, sous la cinquième république, que vous avez d’ailleurs assassinée, que les institutions sont à ce point mal menées. Vous vous dites gaulliste ? Le général doit se retourner dans sa tombe. Merci, monsieur le président, de, une fois de plus, préparer le terrain à la gauche pour les prochaines élections présidentielles.
Cosinus.
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